• Le cinéma d'AUDIARD

    Le cinéma d'AUDIARD

     

     

    Le cinéma d’AUDIARD

    C'est un Paris couleur Paname,
    Un Paris de l'avenue du Maine
    Où les voyous des bords de Marne
    Roulent en voitures américaines.

    Il y a des hommes qui portent la c'rise,
    Il y a des hommes qui correctionnent
    Et les bénéfices se divisent

    Et les réclusions s'additionnent.
    En plein désert ou à Passy,
    Des mots d'auteur, des mots qui fâchent,
    Comme deux intellectuels assis
    Iront moins loin qu'un con qui marche.

    Le cinéma d'Audiard :
    Un dialogue au comptoir,
    De l'amitié qui passe
    Comme les trains banlieusards
    De la gare Montparnasse.

    C'est un Français sur son vélo,
    Un petit homme sous sa casquette,
    Le Tourmalet, le vieux bordeaux,
    Et pour écrire une cigarette.
    Un drapeau noir sur nos faillites
    Et des répliques pour déglinguer
    Tous ceux qu'il a mis sur orbite
    Et qui n'ont pas fini d'tourner.

    Le cinéma d'Audiard :
    Un dialogue au comptoir,
    De l'amitié qui passe
    Comme les trains banlieusards
    De la gare Montparnasse.

    C'est un ciné qui f'sait du monde,
    Le cinéma du sam'di soir,
    Des mots d'auteur, des mots qui grondent,
    Des mots qu'on aimait aller voir.

    Le cinéma d'Audiard :
    Un dialogue au comptoir,
    De l'amitié qui passe
    Comme les trains banlieusards
    De la gare Montparnasse.